Ingénieure Joséphine: « Le métro, c’est vraiment un monde à part !

Ayant passé toute sa jeunesse à Bruxelles, Joséphine Ntinu voulait trouver un emploi dans lequel elle aurait la possibilité de contribuer au développement de sa ville et au bien-être de ses habitants. « Quand j’étais étudiante, j’ai toujours utilisé ce moyen de transport en commun. Depuis que je travaille ici, j’apprends à connaître l’autre visage de ce métro et j’ai le sentiment que je peux rendre à la communauté une partie de ce qu’elle m’a donné."

Ingénieure Joséphine: « Le métro, c’est vraiment un monde à part !

Ayant passé toute sa jeunesse à Bruxelles, Joséphine Ntinu (36 ans) voulait trouver un emploi dans lequel elle aurait la possibilité de contribuer au développement de sa ville et au bien-être de ses habitants. « Quand j’étais étudiante, j’ai toujours utilisé ce moyen de transport en commun. Depuis que je travaille ici, j’apprends à connaître l’autre visage de ce métro et j’ai le sentiment que je peux rendre à la communauté une partie de ce qu’elle m’a donné. Le travail dans le secteur public diffère totalement du travail dans une entreprise privée », explique l’ingénieure civile des constructions.

 

Quel parcours avez-vous suivi pour vous faire engager à la STIB ?

Joséphine Ntinu : « En réalité, je pense que le hasard y est pour quelque chose. C’est en recherchant auprès de la STIB des informations sur d’autres questions que je suis entrée en contact avec la cellule en charge des travaux d’infrastructure souterrains du métro. Ces projets me semblaient très captivants. J’ai donc suivi la procédure de recrutement traditionnelle. J’ai passé le concours pour être fonctionnaire et j’ai ainsi pu me faire admettre auprès de la STIB. Les premières années, je me suis vu confier la fonction d’ingénieure de projet auprès du service Études de mon département. Depuis 2012, je suis responsable de la cellule Projets et planification ».

 

Pourquoi avez-vous opté pour cette fonction ? Le métro n’est quand même pas une affaire de femme ?

« Il est vrai qu’à ce jour trop peu de femmes ont été séduites par cette fonction. Mais ce travail est vraiment fait pour moi. Les transports en commun et les travaux d’infrastructure s’inscrivent parfaitement dans l’alignement de mes études d’ingénieure civile des constructions et cadrent avec mes propres intérêts. J’ai toujours voulu participer au développement des grands tunnels, ponts et autres constructions. Et c’est précisément sur quoi porte mon emploi. Le monde souterrain est en outre un monde à part, tout à fait différent de ce qui se passe en surface ». 

 

Qu’aimez-vous précisément dans votre travail ? Passez-vous beaucoup de temps en sous-sol ?

« Ma vie de famille ne me permet pas de passer beaucoup de temps sous terre. Ces grands travaux d’entretien ont généralement lieu la nuit afin de ne pas trop perturber le trafic. Mon emploi se déroule davantage en surface, mais il porte sur l’aménagement du souterrain. Je m’occupe notamment de tous types de travaux d’étude. Il peut s’agir de projets relativement petits tels que l’implantation idéale des ascenseurs dans les stations pour les moins-valides ou de plus grands projets tels que la rénovation des stations de métro Montgomery et Bourse, de l’introduction de portillons automatiques, de l’extension prévue du réseau bruxellois, etc. Par ailleurs, chaque intervention souterraine a des conséquences pour la vie urbaine en surface. Je ne travaille pas sur une île, mais je dois en permanence réfléchir à tous les partenaires impliqués possibles. Il s’agit également d’un emploi de dimension internationale. Nous sommes régulièrement en contact avec d’autres sociétés de métro européennes et nous nous tenons mutuellement informés des nouvelles normes et procédures de sécurité. Ceci m’a déjà permis d’en apprendre énormément sur la façon dont les choses sont abordées ailleurs en Europe ».

 

Quelles sont les compétences requises pour bien maîtriser votre fonction ?

« Il faut évidemment être bien versé aux aspects techniques. Cela va de soi. Mais la communication est également très importante. Nous devons être capables de présenter nos propositions et nos plans et de les défendre devant ceux et celles qui prennent les décisions. Nous devons nous concerter avec tous les partenaires en surface tels que les propriétaires fonciers, les entreprises et les habitants… Bref, toute personne qui est impactée par les travaux souterrains. Enfin, il faut être capable de tenir compte de tous ces intérêts divergents et de trouver le compromis qui satisfait chacune des parties. Ces compétences, je les ai acquises sur le terrain ». 

Mercredi 15 Avril 2015 om 16:38

Kari Van Hoorick

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