3 atouts maîtres pour avoir une longueur d'avance

Pour trouver l’emploi rêvé, il faut tout donner. Voici 3 atouts qui devraient vous donner une longueur d’avance si vous êtes à la recherche d’un emploi: un engagement social avéré, une expérience à l’étranger et les conseils d’un bon mentor.

3 atouts maîtres pour avoir une longueur d'avance

TRAVAILLER COMME BÉNÉVOLE
L’événement annuel Music for Life confirme chaque année que les gens sont toujours plus nombreux à vouloir s’investir pour une bonne cause. Outre cette forme d’investissement désintéressé, une enquête menée sous la direction des professeurs Stijn Baert (UGent) et Sunèica Vujić (UAntwerpen) révèle que le bénévolat a un impact positif sur la carrière. Les chercheurs ont envoyé deux lettres de candidature avec des profils similaires pour un même poste. L’engagement social (travail bénévole effectué pour une ou plusieurs organisations) est mentionné dans la rubrique «divers» des deux CV: préparation et distribution de repas pour une association d’aide aux démunis, levée de fonds et soutien aux actions locales de la Fondation contre le cancer et responsable du matériel pour un club de sport. L’objectif de l’étude consistait à savoir si la mention d’une activité de bénévolat influençait, positivement ou non, les recruteurs.
Les résultats de l’enquête sont éloquents.
L’enquête de terrain portant sur des candidats d’origine flamande révèle que les réactions positives sont 50% plus élevées pour les candidats qui mentionnent une activité de bénévolat dans leur CV. Elles passent de 15,6% à 22,9%. La probabilité d’être invité à un entretien d’embauche est de 11,1% pour les candidats qui mentionnent une activité de bénévolat contre 8,3% pour les autres candidats. Les bénévoles ont ainsi plus de 30% de chance de décrocher un entretien d’embauche. Cette différence est plus élevée que tout ce que les enquêtes de terrain ont permis de constater à ce jour en fonction d’autres critères (sexe, orientation sexuelle, dépression ou période de chômage). Une étude plus détaillée sur base du type d’engagement a permis de tirer les conclusions suivantes: les CV qui font mention d’un engagement bénévole au sein d’une association aux plus démunis enregistrent 55,6% de réactions positives en plus, un chiffre qui passe respectivement à 64,0% pour les bénévoles de la Fondation contre le cancer et à 24,2% pour les candidats qui ont déclaré être responsables
bénévoles du matériel d’une association sportive. Ces différences indiquent des différences dans l’appréciation du bénévolat en fonction des activités, même si elle n’est pas significative sur le plan statistique.
Multiplier les engagements en tant que bénévole n’a pas non plus un impact réel: l’appréciation positive des recruteurs n’augmente pas avec le nombre d’engagements. Il est également intéressant de noter que la mention d’une activité en tant que bénévole a un effet positif sensiblement plus important lorsque le candidat est une femme. Ainsi pour les femmes qui mentionnent une activité de bénévole dans leur CV, les réactions positives augmentent de 70,4%, tandis que leurs chances de décrocher un entretien d’embauche augmentent de 62,5%, par rapport aux femmes qui ne mentionnent aucune activité de bénévolat dans leur CV. D’autres enquêtes révèlent que les personnes engagées socialement ont plus de chances que la moyenne de décrocher un emploi dans le secteur public ou le secteur non-marchand.
Cette enquête constate que l’engagement social n’est pas récompensé au niveau du salaire, tous secteurs confondus.


EXPÉRIENCES À L’ÉTRANGER
«Les voyages forment la jeunesse » dit le proverbe. Mais il est tout aussi irréfutable qu’une expérience à l’étranger est un atout sur le plan professionnel. C’est même devenu un incontournable car aujourd’hui, quel que soit le secteur d’activité, il n’est plus concevable de ne pas se renseigner un minimum sur ce qui se passe à l’étranger.
Une expérience de vie à l’étranger, c’est aussi une occasion d’apprendre à mieux se connaître et de s’ouvrir l’esprit. S’exposer à d’autres cultures et coutumes permet de porter un autre regard sur le monde. C’est une qualité que les employeurs valorisent.
«Faire un séjour à l’étranger, c’est aussi montrer qu’on est capable de s’adapter facilement à une autre culture», déclare Lynn Reviers, qui est partie en novembre 2015 pour Sydney (Autralie) où elle travaillera en tant que PR & Communication Manager pour Robert Half Australia & New-Zealand. «Dans le passé, j’ai résidé en France et aux Etats-Unis, notamment dans le cadre de mes études, et j’avais très envie de réitérer cette expérience.
Etant donné que je travaille pour une multinationale qui investit énormément dans le développement personnel, j’ai saisi la chance qu’on m’a offerte. Une expérience à l’étranger permet aussi de donner une dimension supplémentaire à son CV et à sa carrière. Je constate que les grandes entreprises comme Robert Half attachent une grande importance à la mobilité internationale». Une expérience àl’étranger, c’est très utile lorsqu’on veut décrocher un emploi, mais aussi pour progresser dans une carrière.


UN MENTOR
Outre un engagement social et une expérience à l’étranger, on ne saurait que trop recommander à tous ceux qui sont en recherche d’emploi de se trouver un mentor, car c’est un atout qui peut vraiment faire la différence. Raul Oaida, un Roumain d’une vingtaine d’années, peut en témoigner. A Deva, un village roumain assez quelconque, ce jeune Roumain a construit à partir de 500.000 petits blocs Lego une voiture équipée d’un moteur à air comprimé. Lors d’un discours prononcé l’année dernière dans le cadre d’une summer school du Parlement européen consacrée aux jeunes entrepreneurs talentueux, Raul Oaida a affirmé que pour changer le monde, les jeunes «n’ont besoin que d’un ordinateur et d’un mentor».
Dans son cas, c’est grâce à Internet qu’il est entré en contact avec Steve Sammaritano, l’entrepreneur australien qui allait devenir son mentor. Sammaritano a encouragé Oaida tout au long de son projet. Résultat: en novembre 2015, le jeune Roumain a décroché un emploi de hardware engineer à New York auprès de Human Condition Safety, une entreprise qui développe des technologies mobiles permettant d’améliorer la sécurité sur les postes de travail dans l’industrie. Oaida est formel: c’est grâce à son mentor et à LinkedIn qu’il a réussi à décrocher le job de ses rêves.

Maandag 11 April 2016 om 11:1

Geert Degrande

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