3 traits de personnalité singuliers qui favorisent l’accession à une fonction de man

C’est bien connu : si vous êtes un chouette gars, un joyeux drille ou encore un humble bosseur, vous avez peu de chance de grimper facilement les échelons de l’entreprise. Pour arriver au sommet, il faut d’autres qualités, des qualités qui sont souvent loin d’être évidentes.

3 traits de personnalité singuliers qui favorisent l’accession à une fonction de man

Dans un article pour la Harvard Business Review, le psychanalyste et anthropologue Michael Maccoby a défini les types de personnalité qui ont le plus d’impact en tant que manager/dirigeant. Les résultats sont pour le moins étonnants.

Le type érotique
Précisons qu’il ne s’agit nullement ici de patrons qui nourrissent des fantasmes érotiques, mais bien de personnalités affectueuses, qui apprécient d’être aimées en retour. Ces managers se préoccupent de leurs collaborateurs et les coachent. En outre, ils veillent, par cette attitude, à ce que les gens soient d’une manière ou d’une autre dépendants d’eux et ce que le groupe dont ils sont responsables s’entende bien (grâce à eux), de manière à conforter ainsi leur pouvoir. Si vous devez gérer une équipe chaotique, où les conflits sont nombreux, ce type de personnalité est la solution toute trouvée pour apaiser les tensions.

Le type obsessionnel
Les managers de ce type ont une très haute opinion d’eux-mêmes. Leur ego les démange toute la journée, ce qui est très frustrant pour les collaborateurs qui travaillent en équipe avec eux. Ils sont délibérément à la recherche de processus pour créer de l’ordre, pour montrer clairement qu’ils sont le patron. Ils lisent des tas de bouquins sur les stratégies de management, pour pouvoir déballer leurs connaissances au travail. Le danger avec ce type de personnalité est que leur ego et les valeurs clés sur lequel il se fonde éclipsent par trop souvent les qualités indispensables à un bon manager : vision, audace et charisme. Mais la plupart du temps, ce type de personnalité fonctionne bien au niveau opérationnel, niveau où, en principe, il ne faut pas vraiment réfléchir au cap à donner à l’entreprise, mais bien plutôt traduire des objectifs stratégiques en procédures tactiques et opérationnelles.

Le type narcissique
C’est la version moderne de Jules César. Contrairement au type érotique, ce genre de manager ne veut pas être aimé, mais bien être admiré. De plus, son ego ne le gêne pas (il en est même fier), ce qui lui permet d’atteindre son but de manière souvent tyrannique. Les collaborateurs sont pour lui d’une importance accessoire. Seule compte son image de manager qui a réussi. Il est souvent tellement imbu de lui-même qu’il n’hésite pas à chambouler du jour au lendemain les habitudes et les pratiques au sein d’une entreprise parce que, de son point de vue égoïste, cela en vaut la peine. Assez curieusement, c’est souvent ce genre d’individu qui peut imposer un changement de cap radical dans une entreprise. Le véritable leader au sens premier du terme donc.

Dinsdag 7 April 2015 om 10:32

Source : Forbes.com

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