7 raisons pour lesquelles démarrer au-dessous de votre niveau n’est pas une bonne idé

Armé(e) de courage, vous vous lancez à la conquête de votre premier emploi. L’emploi de vos rêves n’est pas encore à votre portée, mais vous êtes disposé(e) à accepter dans l’intervalle un emploi au-dessous de votre niveau pour atteindre votre objectif final. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

7 raisons pour lesquelles démarrer au-dessous de votre niveau n’est pas une bonne idé

Accepter sans trop réfléchir un emploi au-dessous de votre niveau pour ensuite traquer inlassablement l’emploi de vos rêves n’est pas une bonne idée. Telle est la conclusion inexorable d’une étude menée par l’UGent et la HUBrussel. À l’autre bout du spectre, on retrouve la réalité : plus de la moitié des jeunes travaillent de nos jours au-dessous de leur niveau ou exercent une fonction qui n’a aucun rapport avec leur formation.

 

1. Faux départ

En acceptant un emploi au-dessous de votre niveau, vous prenez en réalité un faux départ. Comme en athlétisme, c’est dans le premier départ que vous investirez le plus d’énergie et un second départ sera souvent moins enthousiaste. Et ce n’est pas illogique. Mentalement, vous étiez prêt(e) à tout donner la première fois, mais vous avez été coupé(e) dans votre élan. Autrement dit, vous étiez mentalement prêt(e) à partir comme une flèche, mais vous ne le serez plus lors d’un second départ.

 

2. Pas de carrière éclair

Selon l’étude, une personne qui démarre au-dessous de son niveau met en moyenne dix ans à évoluer vers un emploi adéquat. Et encore : seulement à condition de ne pas avoir perdu dans l’intervalle les compétences qui lui étaient acquises au début de sa carrière.

 

3. Opportunité manquée

Selon l’étude, une personne qui a accepté un emploi au-dessous de son niveau aurait en fait dû poursuivre ses recherches pendant encore environ trois mois. Ce trimestre est selon l’étude la période dont cette personne aurait eu besoin pour trouver un emploi de son niveau. Morale de l’histoire : il se peut que vous n’ayez pas toujours la patience ni les moyens financiers d’attendre suffisamment longtemps qu’un emploi adéquat se présente, mais si vous le faites, cela ne peut vous être que bénéfique à long terme.

 

4. Vision à court terme

Une fois votre diplôme en poche, vous aurez tendance à vouloir décrocher un emploi le plus rapidement possible. En marge des motivations financières (pour nombre de jeunes diplômés, il ne s’agit en effet pas d’un problème de luxe mais bien d’une nécessité), l’étude de l’UGent et de la HUBrussel évoque aussi l’impact psychologique et l’angoisse de ne pas trouver du travail rapidement. Autrement dit, le chômage a aussi des retombées psychiques. Un emploi est aussi synonyme de structure, de contacts sociaux et de bien-être. Bref, vous avez le sentiment d’« être quelqu’un » lorsque vous avez un emploi. Mais ne vous laissez pas séduire trop vite par un employeur potentiel, surtout si l’emploi en question ne correspond pas du tout à vos aptitudes.

 

5. Voie sans issue

Si vous acceptez un emploi au-dessous de votre niveau, vous risquez souvent de vous fourvoyer. La routine s’installera sournoisement dans votre vie et vous finirez par croire que votre travail, même s’il n’est pas de votre niveau, vous convient somme toute très bien. Plus le temps passe, plus vous perdrez les aptitudes que vous aviez acquises durant votre formation et plus vous renoncerez à vos rêves. Sans vous en rendre compte, vous vous engagerez ainsi professionnellement dans une voie sans issue.

 

6. Néfaste pour le CV

Si vous arborez sur votre CV un certain nombre d’emplois au-dessous de votre niveau et qu’arrive enfin le jour où vous vous rendez à un entretien avec le job de vos rêves à la clé, devinez quoi ? Dans de nombreux cas, vous ne ferez pas bonne impression. Le fait que vous ayez travaillé, mais sans exploiter vos aptitudes, n’inspirera en effet pas vraiment confiance au recruteur. 

 

7. Peu efficace

Si vous acceptez un emploi au-dessous de votre niveau, vous ne serez pas le seul (la seule) à en faire les frais. Du point de vue économique également, il faut reconnaître qu’il s’agit d’un manque d’efficacité manifeste. Tant vous-même que d’autres parties avez lourdement investi dans une formation qui finalement ne porte pas les fruits attendus. L’étude de l’UGent et de la HUBrussel plaide en faveur de la recherche d’un équilibre au niveau de la politique d’activation des pouvoirs publics. Vouloir à tout prix mettre les jeunes au travail en modifiant par exemple la politique en matière d’allocations d’attente peut se révéler pervers. Une telle politique permet en effet aux jeunes diplômés de rapidement trouver un emploi, mais le lien entre capacités et aptitudes proprement dites se perdra ainsi de plus en plus. 

Dinsdag 21 Januari 2014 om 14:6

Pascal Dewulf

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