Combien de temps avez-vous intérêt à rester chez votre premier employeur?

Quand, au terme de longues études et de recherches pénibles, vous décrochez enfin un emploi, il s'avère bien souvent dans la pratique que celui-ci ne répond pas à toutes vos attentes.

Combien de temps avez-vous intérêt à rester chez votre premier employeur?

Avez-vous intérêt à tout mettre en œuvre pour quitter le plus vite possible votre employeur ou à mordre un peu sur votre chique ? Et que faire si vous vous sentez bien, mais que vous constatez rapidement l'absence de possibilités de carrière ? Impossible de répondre clairement à une question concernant le temps à passer chez le premier employeur. Mais il est malgré tout indiqué de bien faire attention à un certain nombre de signaux.

 

40 % des nouvelles recrues sont insatisfaits

Il ressort de la dernière enquête annuelle en date parmi le personnel du fournisseur de services de ressources humaines Securex que 40 % des nouvelles recrues commencent déjà à chercher un autre emploi dès la première année. Et 15 % partent aussi effectivement. Cela vient d'une déception au sujet du contenu du poste et aux possibilités de progression, d'une absence d'opportunités d'épanouissement, d'un manque de reconnaissance, d'une déception quant à la culture d'entreprise et d'une insatisfaction liée au soutien des dirigeants et des collègues. Les nouvelles recrues qui désirent quitter l'entreprise rapidement pointent avant tout un manque de clarté, de structure et de reconnaissance. Selon elles, c'est ce qui fait l'intérêt d'un emploi.

 

Ne pas renoncer trop vite…

Si vous êtes au début de votre parcours professionnel, vous ne pouvez de toute façon pas vous attendre à faire vos premiers pas sur un chemin qui vous fera toujours voir la vie en rose. La vie d'un professionnel est radicalement différente de celle d'un étudiant. Alors que, quand vous étiez étudiant, vous pouviez "brosser" et vous remettre en ordre via les notes de vos amis, vous devez être présent au poste chaque jour dans la vie professionnelle. Peut-être devez-vous donc faire preuve d'un peu de persévérance, car l'enquête de Securex montre aussi que les travailleurs qui sont malgré tout restés une année complète ont finalement été davantage satisfaits du contenu de leur emploi. Travailler pour un patron est un peu comme être marié : vous ne pouvez pas baisser les bras à la première difficulté ou au premier contretemps. Vous pouvez aussi prendre exemple sur ce qui se passe souvent dans le monde du ballon rond : vous voyez des joueurs extrêmement talentueux qui sont malheureux en raison de leur temps de jeu restreint à leur arrivée dans un nouveau club, car ils doivent encore s'adapter. Ils doivent souvent mordre sur leur chique jusqu'à ce que cette période d'adaptation soit passée afin de briller encore plus par la suite.

 

… mais ne pas rester non plus trop longtemps si cela ne va vraiment pas.

La persévérance ne sert parfois à rien. Il peut bien évidemment arriver que les choses se passent vraiment très mal chez votre premier employeur. Surtout si vous avez accepté un emploi sous-qualifié. Dans ce cas, vous devez rapidement chercher autre chose. Parmi les autres signaux forts qui indiquent que vous avez tout intérêt à ne pas trop vous éterniser chez votre premier employeur, citons un emploi inintéressant, le sentiment rapide de ne rien apprendre ou un travail qui est une source de stress et de sueurs froides. Si vous constatez aussi que votre employeur a des problèmes d'argent, vous avez tout intérêt à anticiper un licenciement imminent.

 

Mieux vaut prévenir que guérir

Il est clair que vous ne resterez pas chez votre premier employeur toute votre vie. Mais (devoir) changer trop vite ne constitue bien évidemment pas non plus une bonne chose. Essayez d'éviter cela en demandant, dès votre candidature, des informations très concrètes sur le contenu du travail, la culture d'entreprise et la composition de l'équipe que vous allez intégrer.

Dinsdag 21 Januari 2014 om 14:30

Geert Degrande

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