Démarrer votre propre affaire à travers le crowdfunding (2)

À une certaine époque, trouver de l’argent pour financer une idée était une entreprise ardue. Aujourd’hui, tout est un peu plus facile grâce au crowdfunding, ou financement participatif. Certes, on n’achète toujours pas des châteaux en Espagne. Mais, en pratique, on constate avec étonnement à quel point une bonne idée peut susciter l’engouement et inciter le public à soutenir un projet au travers d’une campagne de crowdfunding. Nous vous proposons une série de quatre articles pour tout savoir sur le crowdfunding. Aujourd’hui, deuxième partie.

Démarrer votre propre affaire à travers le crowdfunding (2)

Les formes de crowdfunding

 

Les dons et parrainages : votre bailleur de fonds croit en vous et est prêt à vous verser (une partie de) son argent. Ici, peu importe si son investissement lui rapporte ou non. Voyez cela comme un euro que vous donneriez à un musicien dans la rue, par exemple. Ce qu’il fait de cet argent n’a pas d’importance pour vous. Dans le crowdfunding, on trouve aussi ce genre de personnes. Inutile de dire qu’il s’agit là d’une forme de financement sans aucun risque pour votre idée d’entreprise. L’important, c’est de croire que d’autres personnes puissent croire en vous. Vous n’imaginez pas les projets que les gens sont prêts à soutenir. Certains lancent même une campagne de crowdfunding pour acheter un billet d’avion et aller pitcher leur produit à la Sillicon Valley, pour ne donner qu’un exemple.

Les contreparties et les préventes : c’est une variante du modèle du don. Votre audacieux bienfaiteur est toujours prêt à vous donner une partie de son argent, mais il voudrait quelque chose en échange. Il peut s’agir d’un petit cadeau (de valeur inférieure à son investissement) ou d’une promesse de lui vendre en primeur le produit que vous voulez fabriquer, avec ou sans remise (substantielle).

Le crowdfunding financier : ici, l’investisseur souhaite vous prêter de l’argent, le plus souvent moyennant un taux d’intérêt convenu au préalable. En pratique, ces intérêts sont cependant légèrement inférieurs au taux en vigueur dans les canaux de financement traditionnels. 

Le crowdfunding basé sur des actions : les investisseurs sont prêts à investir dans votre entreprise et, en échange, ils reçoivent un paquet d’actions sur lesquelles ils pourront peut-être, à terme, générer une plus-value. À cet égard, la réglementation relative au crowdfunding diffère de la prise de participations classique. Elle est un peu moins contraignante. En tant qu’entrepreneur, le crowdfunding vous offre donc un peu plus de liberté que les émissions d’actions traditionnelles. Dans ce cas, ce sont les investisseurs qui assument une grande partie du risque.

Dinsdag 13 Februari 2018 om 15:0

Pascal Dewulf

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