Entretien d’embauche : serre-moi la main et je te dirais qui tu es !

L’échange de poignées de main au début ou à la fin d’un entretien d’embauche a fait l’objet d’une littérature complète. Certains n’y accordent aucune importance, car ils pensent que la poignée de main ne fait pas le candidat. Toutefois, il n’y a pas de fumée sans feu et il vaut mieux savoir deux ou trois choses avant de serrer la main de son futur patron.

Entretien d’embauche : serre-moi la main et je te dirais qui tu es !

L’échange de poignées de mains remonte à la nuit des temps. Des représentations datées de cinq siècles avant notre ère montrent déjà des gens en train de se serrer la main. Il existe de nombreuses théories sur la raison de ce geste. Toutefois les historiens s’accordent généralement à dire qu’il s’agit d’un geste symbolique de paix, autrement dit d’une rencontre sans intention belliqueuse. Cette explication est pertinente, même lorsqu’il s’agit d’une première rencontre avec un employeur potentiel. De nos jours, l’échange de poignées de mains n’est plus un geste pacifique, mais simplement le moyen de signifier que les deux interlocuteurs sont heureux de se rencontrer.

 

Ni trop, ni trop peu

Une bonne poignée de main ne part pas de l’épaule, mais du coude. En principe, les deux interlocuteurs se secouent trois fois la main. Il vaut mieux éviter de secouer plus de trois fois la main de son interlocuteur, au risque de paraître bizarre. À l’inverse, il vaut mieux éviter de secouer moins de trois fois la main de son interlocuteur, au risque de passer pour quelqu’un de froid ou d’arrogant. Il est important de contrôler ses mouvements et d’éviter de broyer la main de son interlocuteur. Une poignée de main ferme suffit à dénoter la confiance en soi. Si on tient quelque chose dans la main droite, une boisson ou un téléphone portable, il convient de transférer l’objet dans la main gauche pour pouvoir tendre la main droite à son interlocuteur. Détail amusant : la poignée de main permet de deviner en partie à qui on a à faire. Si elle est fluide et chaleureuse, elle présage favorablement de la suite de l’entretien. En revanche, si elle est plutôt rude et saccadée, elle signifie que l’énergie ne circule pas de la même manière chez les deux interlocuteurs ou que l’un des deux a un caractère assez difficile.

 

Se tenir droit

Il ne suffit pas de serrer correctement la main de son interlocuteur, il faut aussi respecter un certain nombre de règles. Tout d’abord, il est impératif de se tenir droit. C’est une façon d’affirmer sa présence. Face à son interlocuteur, homme ou femme, se tenir droit indique en fait : « Je me présente à vous », un peu comme au Moyen-Âge lorsque les chevaliers relevaient la visière de leur heaume pour se saluer en se regardant dans les yeux. Cela ne signifie pas qu’il s’agit de se conduire devant son patron comme face à un adversaire, mais le principe reste le même : montrer que l’on existe ! C’est là le message transmis par la poignée de main. Tout en serrant la main de son interlocuteur, il faut aussi se présenter en mentionnant son nom et son prénom. L’idéal consiste à attendre un court instant, ce qui permet de bénéficier de toute l’attention de son interlocuteur. Il est primordial de regarder son interlocuteur dans les yeux.

 

Lady fingers

Les femmes sont parfois mal à l’aise lorsqu’il s’agit d’échanger une poignée de main avec un homme. Ce n’est pas tant qu’elles n’ont pas envie de serrer la main de leur interlocuteur, mais tout simplement qu’elles ne savent pas comment s’y prendre. Les femmes embrassent souvent leur interlocuteur sur la joue. Mais lors d’une première rencontre, ce geste peut mettre mal à l’aise. Toute femme d’affaires aguerrie sait pertinemment que dans le monde du travail rien ne remplace une poignée de main virile.
En effet, une enquête a démontré qu’à l’instar de leurs homologues masculins, les femmes à la poignée de main virile réussissent plus facilement à décrocher le boulot de leur rêve. Dès lors, il vaut mieux éviter de tendre le bout de ses doigts à son interlocuteur. Le « lady fingers » est à bannir ! 

Maandag 16 September 2013 om 17:4

Pascal Dewulf

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