Être étudiant jobiste se répercute-t-il négativement sur les résultats ?

L’année passée, le nombre d’étudiants ayant travaillé au moins un jour comme jobiste a passé pour la première fois le cap du demi-million. En 2016, 502 297 étudiants ont signé un contrat de travail d’étudiant. L’année dernière, la population estudiantine ayant un job d’étudiant a augmenté de 4,9 %. En 2015, l’on ne dénombrait encore que 478 680 étudiants jobistes. Mais avoir un job d’étudiant se répercute-t-il sur les résultats des études ? Les scientifiques de l’UGent ont pesé le pour et le contre.

Être étudiant jobiste se répercute-t-il négativement sur les résultats ?

Le travail des étudiants est en plein boom
En 2016, le nombre de jours de travail prestés par des étudiants a augmenté de 6,5 pour cent, pour atteindre près de 11,8 millions de jours. Le nombre d’employeurs faisant appel à des étudiants a augmenté de 4,9 pour cent, pour atteindre le chiffre de 56 607 en 2016. Au total, 885 millions d’euros ont été versés à des étudiants jobistes, soit 8,5 % de plus qu’en 2015. Les jobs d’étudiant connaissent donc un sacré boom. Suite à ce constat, l’université de Gand a voulu savoir si un job étudiant se répercutait sur les résultats des études.

Travailler a des conséquences négatives sur les résultats des études

Les enquêteurs de l’UGent ont analysé 48 publications scientifiques dans le but d’identifier un lien éventuel entre le travail des étudiants et leurs résultats scolaires. Pour 42 études les conclusions sont clairement négatives. En d’autres termes, les résultats des étudiants qui travaillent sont moins bons que ceux des étudiant qui ne travaillent pas. Seulement six publications tendaient à établir l’absence de lien, aussi bien positif que négatif, entre job d’étudiant d’une part et résultats scolaires d’autre part. La conclusion négative de la plupart des études est que chez les étudiants qui font des études supérieures tout en travaillant ont généralement besoin de plus de temps pour obtenir leur diplôme.

Plus le job est intense, plus l’influence sur les résultats des études est marquée

Les enquêteurs ont conclu que l’intensité du job est en nette corrélation avec les résultats. Il est parfaitement logique que les étudiants qui travaillent plus de huit heures par semaine aient plus de difficultés à atteindre les mêmes résultats que les étudiants qui ne travaillent pas. Les enquêteurs de l’UGent ont également mené, avec l’université d’Anvers une étude indiquant que les étudiants qui sont davantage concentrés sur leur travail d’étudiant que sur leurs études et y trouvent davantage de satisfaction, ont des résultats académiques encore plus négativement influencés par leur statut d’étudiant jobiste. Les étudiants qui ont un job mais qui restent néanmoins avant tout concentrés sur leurs études ne connaissent pour leur part pas d’influence négative sur leurs résultats académiques. L’influence négative des jobs d’étudiant sur les résultats des études ne signifie cependant absolument pas qu’il est déconseillé aux étudiants de travailler. Travailler en tant qu’étudiant présente bien trop d’avantages. Ainsi, les études scientifiques démontrent que les jobs d’étudiant ont une influence clairement positive sur leur succès ultérieur sur le marché du travail.

Zaterdag 28 Oktober 2017 om 16:30

Geert Degrande

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