Il ne faut pas nécessaire être un expert pour travailler dans une entreprise de haute technologie

Il est question d’un nombre record de postes vacants alors que bon nombre de jeunes ne trouvent pas de travail. Cela est peut-être en partie dû au fait que des entreprises se cramponnent beaucoup trop à un canevas très rigide en matière de profils spécifiques.

Il ne faut pas nécessaire être un expert pour travailler dans une entreprise de haute technologie

L’économie remonte et une pléthore d’entreprises souhaitent engager plus de personnel. Cependant, elles déclarent par le biais de divers canaux qu’elles ne trouvent pas les personnes adéquates. Ce cri de détresse se reflète également dans les chiffres du service public VDAB. L’an dernier, ce service flamand pour la recherche d’emploi et la formation professionnelle a reçu un nombre record de postes vacants, à savoir 226.000, mais n’est pas parvenu à trouver de candidats adaptés pour un quart de ces emplois à pourvoir. Le fossé entre les formations proposées et ce dont nos entreprises ont besoin se creuse de plus en plus. Cela peut être lié au fait que les entreprises – notamment les entreprises de technologiques – ne se rendent pas toujours compte que des candidats non spécialisés peuvent également être des collaborateurs intéressants. En ce qui concerne ce point, elles pourraient prendre de la graine de la société IBM.

 

Dans Business Insider, Obed Louissaint, responsable du département RH chez IBM, a pris la défense des personnes qui ne sont pas toujours les meilleurs techniciens. Il recherche constamment de nouveaux collaborateurs en vue d’étendre et d’affiner l’équipe internationale composée de pas moins de 380.000 collaborateurs. « Ces collègues ne doivent pas nécessairement tous être les meilleurs spécialistes en informatique. Nous valorisons beaucoup les personnes ayant une autre manière de penser que nous. Toute personne authentique, curieuse, avide d’apprendre et ayant une tendance à nous faire penser différemment que d’habitude, aura des chances d’être engagée. »

 

Cela signifie donc que des linguistes, des historiens et des psychologues ont également leurs chances. En effet, les entreprises de technologie font sans cesse face à la tâche qui consiste à élaborer de nouvelles approches destinées aux processus démodés. IBM a appris cela à ses dépens au fur et à mesure que les collaborateurs se diversifiaient. Les collègues qui n’ont pas étudié l’informatique ou les mathématiques jettent automatiquement un autre regard sur les choses et cet aspect peut être très enrichissant.

 

En Belgique, Rita Verreydt et Saskia Van Uffelen ont d’ailleurs prouvé qu’il était possible de se hisser jusqu’au sommet d’une entreprise de technologie alors qu’elles ont respectivement décroché un master en histoire et en éducation physique. En d’autres termes : ne vous voyez pas trop freiné par les profils cadenassés et postulez – si vous êtes créatif - aussi auprès d’une entreprise de technologie. Cela revient à vous vendre en adoptant un autre regard sur l’entreprise. Une telle approche vous offrira assurément une chance d’être pris.

Zondag 18 Juni 2017 om 13:30

Geert Degrande/foto Business Insider

// //
// // //
// // // //