Le congé pour rapports sexuels ou 4 types de congés fantaisistes qui existent réellem

Les vacances et les congés existent sous d’innombrables formes. Nous en avons sélectionné quatre à travers le monde, que l’on peut pour le moins qualifier d’insolites.

Le congé pour rapports sexuels ou 4 types de congés fantaisistes qui existent réellem

1. Les vacances de travail

Chacun d’entre nous a certainement déjà ressenti, par un lundi morose, le désir intense de quitter son bureau grisâtre pour aller travailler dans une destination ensoleillée. L’entreprise de publicité en ligne néerlandaise 'M4N' (rachetée entretemps par Zanox) a joint le geste à la parole, s’envolant régulièrement avec ses collaborateurs pour des séjours de travail par exemple à Margarita ou à Curaçao, dans les Caraïbes. Le grand patron Thomas Joosten et son équipe y commençaient généralement leur journée de travail à sept heures du matin. Aux Pays-Bas, il était alors treize heures : il leur restait ainsi suffisamment d’heures de travail en commun avec leurs clients et collègues demeurés au pays. Ils travaillaient en moyenne six heures par jour. À treize heures, heure locale, ils fermaient leur ordinateur et partaient profiter de la plage et du soleil. Travailler en maillot de bain : c’est donc bel et bien possible.

 

2. Le congé pour rapports sexuels

La Corée du Sud affiche l’un des taux de natalité les plus faibles au monde. Les raisons en sont nombreuses, mais l’une des causes principales de ce phénomène est le fait qu’une grande partie du revenu moyen du Coréen parte dans l’éducation des enfants. Pour exemple : le coût total relatif à la garde d’enfant pour un bébé est parfois plus élevé que le coût total d’une formation universitaire complète. Tout cela résulte évidemment en des naissances moins nombreuses et, comme à de nombreux endroits, en une accélération du vieillissement de la population. Les autorités sud-coréennes, et plus précisément le Ministère de la Santé, ont décidé d’y remédier en envoyant leurs collaborateurs chez eux à des moments précis, avec une seule mission : faire des bébés. Histoire de montrer l’exemple. Reste à savoir si cette solution éliminera les causes sous-jacentes du faible taux de natalité, comme les frais astronomiques occasionnés par l’éducation d’un enfant.

 

3. Le congé pour cœur brisé

Il semblerait qu’en Extrême-Orient, toutes les formes de congés imaginables soient inventées. Pour illustration, l’idée de l’entreprise japonaise Hime & Company qui accorde à ses employés des congés pour... chagrin d’amour. Les collaborateurs âgés de moins de vingt-quatre ans ont droit à un jour de congé par an pour soigner un cœur brisé, et leurs collègues âgés de vingt-cinq à vingt-neuf ans reçoivent même deux jours pour le même motif. Quant aux plus de trente ans, ils courent apparemment le plus de risques de se faire éconduire, car ce groupe de collaborateurs se voit accorder par Hime & Company trois jours par an pour pleurer tout son soûl. D’après le CEO Miki Hiradate, un cœur brisé est tout aussi grave qu’une vilaine grippe : celui qui en souffre n’est en effet pas du tout dans son état normal, ce qui affecte grandement sa productivité. Hime & Company propose par ailleurs d’autres congés poétiques comme le « congé de shopping », auquel les collaborateurs ont droit deux fois par an.

 

4. Le jour de flemme

On entend tant de choses au sujet du fameux « jour de flemme » ; certains le considèrent comme une pure légende urbaine, d’autres en rêvent secrètement. Tout le monde vit de temps à autre une journée durant laquelle ne rien faire semble être la meilleure chose à faire. Le « jour de flemme » n’existant pas en tant que tel, vous ne trouverez en principe rien à ce sujet dans votre règlement de travail. Ce concept est né du fait que dans le cas d’une journée unique d’absence pour maladie, en fonction de ce qui figure dans le règlement de travail de votre employeur, vous ne devrez pas nécessairement présenter un certificat médical. En d’autres termes, chaque entreprise est en principe libre de déterminer dans quelles circonstances un certificat sera requis. Le fait que dans certains cas vous ne deviez pas présenter de certificat pour un premier jour d’absence et pouviez dès lors simplement rester chez vous a donné lieu au terme « jour de flemme ». Dans le secteur privé, la plupart des entreprises exigent cependant un certificat médical dès le premier jour d’absence. Dans le secteur public, la situation est différente : les fonctionnaires statutaires et contractuels disposent en principe de 2 jours d’absence injustifiée par an. Détail intéressant : lorsque vous vous présentez à votre travail le matin mais rentrez chez vous par exemple deux heures plus tard parce que vous ne vous sentez pas bien, vous n’aurez en principe pas besoin d’un certificat médical.

Dinsdag 4 Maart 2014 om 15:9

Pascal Dewulf

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