Le contrat fixe, (bientôt) de l’histoire ancienne

Passer toute votre vie chez le même employeur ? Faites une croix dessus. Les contrats fixes cèdent de plus en plus la place aux contrats provisoires, pour plusieurs raisons. 

Le contrat fixe, (bientôt) de l’histoire ancienne

1. Tout va plus vite

Le monde (professionnel) tourne aujourd’hui nettement plus vite qu’il y a une quarantaine d’années. Il y a aujourd’hui nettement plus de mouvement dans le monde des entreprises, elles réagissent beaucoup plus vite et s’adaptent en permanence à une économie qui évolue rapidement. Cette approche a évidemment des conséquences directes sur la ligne de conduite de bon nombre d’entreprises et donc sur leur gestion du personnel. Résultat : le contexte dans lequel les entreprises opèrent aujourd’hui est beaucoup plus dynamique, voire plus turbulent qu’il y a quelques décennies. Les entreprises décident beaucoup plus vite qu’avant de laisser tomber quelque chose ou de prendre une autre direction. Et le cycle dans lequel elles le (re)font est lui aussi nettement plus court. Ce qui n’est bien entendu pas sans conséquences pour les travailleurs : leur cycle d’emploi dans une entreprise se réduit lui aussi.

2. La nouvelle loyauté

Avant, la loyauté envers un employeur était souvent synonyme d’engagement à vie envers cet employeur. Aujourd’hui, de nombreux travailleurs tracent leur propre voie et comparent sans cesse leurs aspirations personnelles avec les perspectives de l’employeur. Ils font ainsi plus rapidement table rase dès que le rapport entre les deux n’est plus équilibré. Si donc la loyauté allait autrefois plutôt du travailleur vers l’employeur, cette loyauté se concentre aujourd’hui plutôt autour du travailleur lui-même et de ses objectifs de carrière.

3. Des attentes plus claires

Les travailleurs d’aujourd’hui sont extrêmement bien informés et ont souvent une vision limpide de ce qu’est une carrière saine et équilibrée. Ils ressentent en d’autres termes beaucoup plus vite quand ils ne se sentent plus bien dans leur job, quand leur emploi ne leur offre plus de perspectives ou quand ils se trouvent sous-estimés dans leur fonction. Les alternatives sont par ailleurs nombreuses, de sorte que l’on arrive plus vite à des conclusions lorsque les attentes ne sont plus équilibrées. 

4. Le travail à vie

Il est un fait que nous devons tous travailler toujours plus et plus longtemps, ce qui a des implications directes sur notre manière d’organiser notre carrière à l’heure actuelle. Le fait qu’une carrière moyenne soit aujourd’hui de plus en plus étendue dans le temps pousse de nombreux professionnels à y aménager d’eux-mêmes une petite pause : pour se recentrer sur eux, faire un voyage autour du monde ou faire tout autre chose pendant un an ou plus. Cela signifie également qu’après cette pause, ils ne peuvent pas toujours revenir travailler dans la même entreprise qu’avant et optent donc pour un nouvel employeur. 

5. L’économie de la connaissance

Fait que le centre de gravité se déplace de plus en plus vers le travailleur. Il ou elle propose ses connaissances à celui qui est prêt à le/la payer en fonction de son travail. Ceci a évidemment des conséquences tant pour l’employeur que pour le travailleur qui voient le lien professionnel qui les relie de plus en plus souvent raccourci. En d’autres termes : les travailleurs réalisent plus que jamais la force de leurs connaissances et vont dès lors de plus en plus souvent travailler pour un employeur sur une base libre.

Dinsdag 15 April 2014 om 9:6

Pascal Dewulf

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