Un diplôme supplémentaire : une bonne ou une mauvaise idée?

Pour être en mesure de décrocher un emploi intéressant, il faut pouvoir mettre toutes les chances de son côté et susciter l’intérêt des employeurs potentiels. Dans ce contexte, un diplôme supplémentaire peut-il faire la différence ?

Un diplôme supplémentaire : une bonne ou une mauvaise idée?

« Un diplôme supplémentaire peut faire la différence »

Bartelijne van den Boogert, porte-parole du VDAB: « Quitter l’école sans diplôme, ce n’est pas très recommandé. Des études ont prouvé que les non diplômés sont deux à trois fois plus susceptibles de ne pas trouver un emploi. Les employeurs exigent un diplôme et de l’expérience professionnelle. Les employeurs insistent de plus en plus sur l’importance de l’expérience professionnelle. Étant donné que les jeunes diplômés peuvent rarement se targuer d’une expérience professionnelle, ils doivent se distinguer autrement. Un diplôme supplémentaire constitue certainement un bon atout. À diplôme équivalent, un diplôme supplémentaire permet de se distinguer des autres candidats. Pour tous ceux qui ont un diplôme moins recherché, une formation complémentaire peut se révéler un sérieux atout ». 
« Cependant, tous les diplômes supplémentaires n’ont pas la même valeur sur le marché de l’emploi. Avant de poursuivre des études, il faut se renseigner sur les diplômes recherchés par les employeurs. Si on est titulaire d’un diplôme de base, pouvoir proposer une qualification technique supplémentaire ou une formation aux TIC peut représenter un atout certain. Par contre, si on a reçu une formation artistique à la base, rien ne sert d’ajouter encore un diplôme en arts.»

 

« Il serait préférable de remplacer les diplômes pour une liste de compétences »

Jef Staes, ingénieur et auteur: « Je ne crois pas en l’utilité des diplômes, qui plus est des diplômes supplémentaires. Pour obtenir un diplôme, il suffit à moment donné de réussir dans un certain nombre de matières. Le diplôme constitue la preuve que vous êtes capable d’étudier, mais il ne donne aucune indication sur vos passions, vos talents et vos compétences. »
« Nous vivons dans un monde qui évolue très rapidement et dans lequel nous ne sommes plus capables de traiter toutes les informations qui nous parviennent chaque jour. Pour pouvoir suivre la marche du monde, il faut être passionné. Aussi, je préconise que les jeunes puissent développer leurs compétences sur la base de leurs talents et de leurs centres d’intérêt. C’est ainsi qu’ils pourront s’épanouir pleinement. C’est mieux que de les bombarder de matières inutiles qui ne les intéressent pas, mais qu’ils sont contraints d’étudier pour obtenir un diplôme. »
« Je propose de remplacer le système actuel par une liste de compétences. La liste reprendrait les compétences et les talents de chacun. Elle serait amenée à évoluer au cours du temps. La validation des compétences serait assurée par les collègues ou les formateurs. Un système équivalent existe déjà dans le secteur des TIC. L’évaluation tient compte des compétences et non plus du diplôme. »
« Aujourd’hui, l’enseignement n’est plus en mesure de valider les compétences acquises réellement par les jeunes. J’espère que les personnes en charge de l’enseignement en prendront rapidement conscience et qu’on pourra mettre fin à cette "obsession du diplôme". Le marché du travail évaluera avant toute chose vos compétences ». 

Maandag 26 Mei 2014 om 16:50

Kari Van Hoorick

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