Vivre sainement pour mieux étudier?

Il existe un lien entre le mode de vie des étudiants et leurs résultats académiques : c’est ce que met en évidence une étude réalisée à l’Université libre de Bruxelles (VUB).

Vivre sainement pour mieux étudier?

Tom Deliens, responsable de l’étude, a suivi 101 étudiants de première année à l’université bruxelloise, et a pu ainsi tirer des conclusions frappantes. Sur la base des listes de présences aux examens, il a notamment constaté que ce sont surtout les étudiants masculins qui prennent parfois leurs obligations académiques plus à la légère.

En outre, les étudiants qui rataient un ou plusieurs examens semblaient mener un mode de vie moins sain que la moyenne. Comment cela a-t-il été évalué ? À l’aide d’un mètre-ruban ! Les étudiants moins assidus voyaient leur tour de taille augmenter plus rapidement, lors du premier semestre, que celui de leurs compagnons d’études, un changement dû entre autres à la fréquence de leurs visites à la friterie et au restaurant universitaire. Sans compter l’influence du nombre de bières consommées sur la taille du ventre...

Même chez les étudiants qui passaient bravement leurs examens, Tom Deliens a noté un lien entre une série de facteurs de risque et les résultats académiques. En moyenne, les hommes obtenaient des résultats légèrement inférieurs – ce qui n’est plus vraiment une surprise ; par ailleurs des résultats moins bons obtenus dans l’enseignement secondaire ne constituent pas une indication fiable concernant les prestations réalisées dans l’enseignement supérieur.

Des facteurs de risque moins prévisibles sont par exemple un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé, une prise de poids, des régimes, une consommation plus importante de boissons rafraîchissantes, d’alcool et d’aliments de fast-food. Les étudiants ayant admis beaucoup s’adonner aux jeux obtenaient eux aussi en moyenne de moins bons résultats.

D’autres études s’avèrent nécessaires pour être en mesure de constater également un lien de cause à effet entre un mode de vie sain et les prestations sur le plan académique. Tous les facteurs de risque cités ci-dessus peuvent par exemple tout aussi bien être mis en relation avec la détermination, l’autodiscipline et la maturité. Les étudiants sont bien conscients qu’il est préférable de vivre sainement, mais certains estiment simplement qu’ils en auront tout le loisir plus tard, lorsqu’ils seront grands.

Maandag 2 Maart 2015 om 15:59

Manu Sinjan

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